Un seul brin, et ce que cela change
Un bâton monobrin n'a ni jonction ni système de blocage. Il ne se déverrouille pas au mauvais moment, il ne prend pas de jeu avec les kilomètres, et il ne renvoie pas les vibrations qu'un assemblage multibrins transmet inévitablement à la paume. Sur du dur et du caillouteux, la différence de confort est réelle.
Le revers est aussi net : il ne se range pas. Là où les Trail Carbon 4 se replient à 38 cm et disparaissent dans un sac, celui-ci reste à sa longueur, tout le temps. Il faut donc l'avoir en main du départ à l'arrivée, ou accepter de courir avec un objet de 120 cm dans le dos.
La pointe est en tungstène et les embouts Crossover brevetés sont livrés avec, comme sur le reste de la gamme.

Longueur fixe : le choix se fait avant l'achat
TSL propose ce modèle de 105 à 150 cm. La longueur ne se corrige pas ensuite : c'est la seule décision vraiment irréversible de cet achat, et elle mérite d'être prise avec la règle habituelle, coude à 90 degrés bâton posé au sol, plutôt qu'au jugé.
Les marchands déclinent ce modèle en deux finitions de pointe, Short et Spike, qui ne changent ni le fût ni la poignée. Vérifiez laquelle vous prenez si votre terrain est majoritairement dur ou majoritairement meuble.
La poignée en liège et le gantelet magnétique
Poignée en liège bi-matière, la même que sur les versions Cork de la gamme pliante. Le liège absorbe la transpiration et se moule à la main avec l'usage.
Le gantelet Magnetic System est breveté par TSL et amovible : il se clipse et se détache d'un geste, le bâton part et le gantelet reste au poignet. Sur un monobrin qu'on ne range jamais, cette possibilité de lâcher sans lâcher compte davantage encore que sur un pliant.
