Le nettoyage, le seul critère qui compte vraiment
Une poche à eau meurt de moisissure, pas d'usure. Une poche qui a reçu de la boisson glucidique et qu'on ne peut pas ouvrir complètement devient inutilisable en quelques semaines, et le tube est toujours le premier fautif.
Compressport annonce ici des pièces démontables permettant un nettoyage en profondeur après usage. Sur un produit de cette catégorie, c'est ce qui distingue un achat qui dure de trois saisons d'un achat qui finit à la poubelle après un été.
L'ouverture large facilite le remplissage et donne accès à l'intérieur pour le séchage, qui est l'autre moitié du problème : une poche rangée humide moisit, quelle que soit la qualité du rinçage.

1,5 litre, et le débat poche contre flasques
Un litre et demi dans le dos, c'est plus que ce que portent deux flasques avant de 500 ml. C'est l'argument classique de la poche à eau : l'autonomie.
L'argument inverse est tout aussi classique et il faut le poser. On ne voit pas ce qu'il reste dans une poche à eau, alors qu'on voit ses flasques. Sur une portion isolée, ne pas savoir combien d'eau on a est une vraie source d'erreur.
S'y ajoute le poids porté dans le dos plutôt que réparti devant, et l'impossibilité de remplir sans retirer le sac au ravitaillement. C'est pourquoi le trail a largement basculé vers les flasques souples avant, là où la randonnée reste sur la poche.

Pour quel usage
Compressport la destine aux sorties à la journée. C'est cohérent : le cas d'usage le plus net est la longue sortie d'entraînement sans ravitaillement, où l'autonomie prime sur la gestion fine du volume restant.
Elle se glisse dans le compartiment dorsal d'un gilet comme l'UltRun S Pack Evo 15, et rien n'empêche de combiner : la poche dans le dos pour l'autonomie, une flasque devant pour la boisson glucidique.
Le matériau est annoncé sans PVC ni bisphénol A, comme sur les flasques ErgoFlask de la marque.
