Trois modèles, trois moments
Compressport le dit explicitement : Full Socks Run, Full Socks Oxygen et Full Socks Recovery ne se portent pas au même moment. La Run est celle de l'effort standard, l'Oxygen celle des fortes chaleurs, la Recovery celle d'après.
C'est une organisation par usage et non par niveau de gamme, ce qui est plus honnête que la plupart des catalogues. Il ne s'agit pas de payer plus cher pour mieux, mais de choisir le bon moment.
La conséquence pratique est qu'un coureur qui n'achète qu'une seule paire doit prendre la Run. Les deux autres complètent, elles ne remplacent pas.

Le tricotage sans couture, l'argument technique réel
Compressport insiste sur ce point : le tricotage circulaire sans couture est la seule méthode qui permette une compression précise et constante, avec des zones ajustables au millimètre selon l'objectif visé.
C'est vrai, et c'est ce qui distingue une chaussette de compression sérieuse d'un bas serré. Une couture longitudinale crée une ligne de tension différente du reste, donc une compression qui n'est plus celle qui était calculée.
L'absence de couture a un second effet, plus immédiat : rien ne frotte. Sur une course de dix heures, c'est ce qui décide de la présence ou non d'ampoules le long du tibia.

La fibre hydrophobe
La marque annonce une fibre hydrophobe, qui évacue la transpiration sans l'absorber, y compris en sudation excessive. Une fibre qui absorbe se gorge, s'alourdit, et frotte contre la peau détrempée.
Sur une chaussette haute portée sous la contrainte d'une compression, ce détail compte davantage que sur une socquette : la matière est plaquée contre la peau sur toute la longueur du mollet.
Pour la version socquette, la gamme Pro Racing Socks v4.0 applique les mêmes principes sur des hauteurs plus basses, et les Ultra Trail Socks v2.0 ajoutent le rembourrage et le maintien de cheville propres à l'ultra.



