Le problème qu'elles règlent
Toute la gamme Maurten est sans arôme, sans colorant et sans conservateur. C'est un parti pris cohérent avec la formulation, mais il a un coût : après six ou huit heures, beaucoup de coureurs ne supportent plus la neutralité et cessent tout simplement de boire.
C'est le mécanisme le plus banal du décrochage nutritionnel en ultra. Ce n'est presque jamais le manque d'énergie disponible qui pose problème, c'est le refus d'avaler encore la même chose.
Les Additions sont la réponse de la marque à ça. Quatre parfums annoncés, pomme, cola, menthol et orange, ce qui permet d'alterner d'une flasque à l'autre sur une même course.

Compatibles avec l'hydrogel, et c'est tout l'enjeu
Le contenu annoncé est de la maltodextrine et de l'arôme. La maltodextrine ne sert pas ici d'apport énergétique significatif, elle sert de support à l'arôme.
Le point technique est ailleurs : Maurten indique que ces doses sont formulées pour ne pas perturber la formation de l'hydrogel. Ajouter un sirop ou une poudre d'une autre marque dans une Drink Mix 320 modifie l'acidité et la composition ioniques du mélange, donc potentiellement le comportement de la matrice d'alginate.
C'est le seul argument qui justifie d'acheter ce produit plutôt qu'un sirop du commerce. Si vous utilisez la Drink Mix 160 ou la 320 précisément pour l'hydrogel, aromatiser à l'aveugle revient à défaire ce pour quoi vous payez.

Comment les utiliser
Une dose pour 500 ml de Drink Mix, soit exactement un sachet de 160 ou de 320. Le dosage suit donc le format standard de la gamme, sans calcul à faire.
En pratique, l'usage le plus sensé consiste à garder les flasques neutres pour la première partie de course et à sortir les Additions quand la lassitude s'installe. Les utiliser d'emblée revient à s'enlever la seule carte qu'on gardait pour plus tard.
Elles ne s'appliquent pas aux gels ni à la barre Solid 160, qui restent neutres sans solution prévue par la marque.
