Trois couches, et ce que ça change
Les Bonatti sont toutes construites en 2,5 couches : un enduit projeté au dos de la membrane remplace la doublure. C'est léger, et c'est ce qui colle à la peau quand on transpire, puis se dégrade à l'usage.
Une construction 3 couches ajoute une vraie doublure textile laminée. Le résultat est une veste qui ne colle pas, qui garde son toucher après cent sorties, et qui encaisse le frottement d'une bretelle de sac sans que l'intérieur ne parte en lambeaux.
Le prix à payer est le poids : 240 g contre 190 g pour la Bonatti Pro. Cinquante grammes, c'est l'écart le plus honnête qu'on puisse demander pour passer du 2,5 au 3 couches.
Une capuche sans cordon, et un bouton bien pensé
La capuche est annoncée ajustable avec visière, dans une construction minimaliste sans cordon ni bloqueur. C'est une bonne décision : les cordons de capuche fouettent le visage au vent, s'accrochent au sac et sont le premier élément qui casse.
Le détail que nous retenons est ailleurs. Un bouton-pression à l'avant permet de maintenir la veste en place lorsque les aérations sont ouvertes. Cela résout un problème concret que personne ne traite : ouvrir sa veste en montée, et la voir immédiatement se prendre dans le vent et flotter.
Le tissu est un ripstop à fil renforcé, ce qui va dans le même sens que le reste : cette veste est faite pour durer.
Les contrôles matériel, et le reste de la gamme
Le niveau annoncé, au-delà de 20 000 mm, satisfait les règlements les plus stricts. La marque met en avant le fait que ce modèle passe les contrôles matériel des épreuves d'ultra, ce qui est la vérification à faire avant tout achat de veste.
Face à la S/Lab Bonatti Infinite, l'arbitrage porte sur la nature de la durabilité : la Dyneema résiste à la déchirure ponctuelle, le 3 couches résiste à l'usure de fond.
Et pour qui cherche simplement à cocher la case du règlement au moindre coût, la Bonatti Waterproof à 10 000 mm et 150 g reste le choix rationnel, sous réserve que l'épreuve n'exige pas 20 000.
