La Dyneema, et le vrai problème qu'elle règle
Une veste de course imperméable pèse autour de 200 g parce que son tissu est fin. Et un tissu fin s'ouvre au premier passage en dévers dans les ronces, sur un rocher, ou sous une bretelle de sac qui frotte au même endroit pendant douze heures.
C'est le mode de mort le plus fréquent de ces vestes, bien avant que la membrane ne lâche. La Dyneema est une fibre de polyéthylène à très haute ténacité, connue pour son rapport résistance sur poids : elle est employée précisément là où l'on veut qu'un tissu léger ne se déchire pas.
Salomon annonce ici une version biosourcée de cette fibre. L'argument porte sur la matière première, pas sur les propriétés mécaniques, qui sont celles de la Dyneema.
Ce qui est annoncé
L'imperméabilité annoncée, avec le tissu adv.DRY de Salomon, est de 20 000 mm de colonne d'eau pour 20 000 g/m²/24 h de respirabilité, soit le niveau de la Bonatti Pro et de la Bonatti Trail.
L'équipement comprend capuche et bas ajustables, trois poches sécurisées, un traitement réfléchissant sur 360 degrés, et un rangement dans la poche poitrine.
Salomon annonce 233 g, soit 34 g de plus que la Bonatti Pro. C'est cohérent avec un tissu construit pour la résistance plutôt que pour la légèreté.
À qui elle s'adresse vraiment
La gamme S/Lab de Salomon vise les coureurs élites et les usages extrêmes, avec les tarifs qui vont avec. Sur une veste, cela se traduit ici par un choix précis : payer pour la durabilité d'un tissu, pas pour un gramme de moins.
Ce calcul se tient pour qui use une veste par saison sur des terrains agressifs. Il ne se tient pas pour qui transporte la sienne pliée toute l'année et la sort trois fois : dans ce cas la Bonatti Waterproof fait le même travail réglementaire pour une fraction du prix.
Dans la même logique de gamme, la S/Lab Ultra Jacket mise elle sur une construction 3 couches à 240 g.

