Cinq zones de chauffe, et comment elles se pilotent
Bodycross annonce cinq résistances : deux en bas de l'avant, trois dans le dos dont deux en bas et une en haut. Un bouton placé au niveau du cœur opposé permet d'activer l'avant et le dos ensemble ou séparément, ce qui est le réglage qui compte vraiment : le dos suffit souvent quand on est assis, l'avant devient utile quand on marche face au vent.
Trois niveaux, avec des autonomies annoncées qui se lisent comme un arbitrage clair : rouge pour une chaleur élevée et 3 à 4 heures, bleu pour une chaleur moyenne et 4 à 6 heures, vert pour une chaleur légère et 6 à 8 heures. Le niveau vert couvre donc une nuit de ravitaillement complète.
La batterie est une 5V de 10 000 mAh, annoncée à 178 g pour 90 par 64 par 22,5 mm, en lithium-ion, donnée pour 300 cycles de recharge et certifiée CE, FCC, RoHS et PSE. Elle se loge dans une poche intérieure dédiée avec câble USB intégré.

Ce qu'il y a autour du système chauffant
Le vêtement tient debout sans sa batterie, ce qui n'est pas le cas de tous les chauffants. Extérieur 100 % nylon déperlant, garnissage synthétique 3M Thinsulate FL700, doublure polyester : Bodycross annonce 500 g/m² hors batterie en taille M femme. C'est une vraie doudoune, pas une coquille avec des fils dedans.
Le matelassage est thermo-soudé plutôt que piqué, ce qui supprime les lignes de couture et les ponts thermiques qu'elles créent. Col montant, zip avant étanche à double curseur, deux poches latérales à zip invisible, logos poitrine et dos réfléchissants.
L'entretien est la contrainte à connaître avant d'acheter : lavage à la main de préférence, machine sur cycle délicat à 30 degrés maximum et essorage doux, pas de sèche-linge, pas de javel, pas de nettoyage à sec, lessive douce sans adoucissant, et batterie retirée. Il ne faut surtout pas tordre le vêtement pour l'essorer, sous peine d'abîmer les résistances.
Pourquoi ce n'est pas un vêtement de course
800 g annoncés au catalogue, batterie comprise. C'est le poids de quatre vestes imperméables de trail. Une doudoune chauffante ne se court pas avec : elle se met quand on s'arrête, et c'est exactement là qu'on a froid.
Le cas d'usage réel est le ravitaillement d'un ultra, l'attente avant un départ hivernal, l'accompagnement en montagne, ou la récupération après l'arrivée. Pour courir par temps froid, il faut regarder du côté des secondes couches et des coupe-vent, comme le Terrarun Windbreaker de la même marque, annoncé à 150 g en taille M.
