150 g qui se rangent dans leur propre poche
Le poids annoncé, 150 g en taille M, place cette veste dans la catégorie des coupe-vent qu'on oublie dans un sac. Elle se replie intégralement dans l'une de ses poches, ce qui règle le problème de rangement mieux qu'un sac de compression séparé qu'on finit toujours par perdre.
La coupe est ajustée pour réduire la prise au vent. Sur ce type de vêtement, une coupe large annule une partie du bénéfice : le tissu claque et la veste fait voile.

Les détails qui distinguent un coupe-vent utilisable
La capuche est réglable par cordon de serrage, avec col montant et petite visière intégrée. Une sous-patte intérieure zippée évite les frottements au menton et bloque l'humidité, ce qui est le défaut classique d'un zip remonté à fond.
Le zip frontal et les poches sont étanches. Le zip est à double curseur, ce qui permet d'ouvrir par le bas pour ventiler sans se découvrir le buste, réglage utile en montée.
Deux poches zippées latérales, une poche intérieure dimensionnée pour un smartphone, poignets et capuche élastiqués, logos et éléments graphiques réfléchissants pour la faible luminosité.

Ce qu'il protège, et ce qu'il ne protège pas
Bodycross annonce un tissu déperlant contre la pluie fine. C'est une formulation précise et il faut la lire comme telle : déperlant n'est pas imperméable, et ce vêtement ne coche aucune case de matériel obligatoire pluie sur une course. Sous une vraie averse, il finit par se laisser traverser.
Son terrain est le vent, l'humidité légère et le froid d'altitude en mouvement. Pour le froid statique, la marque propose la Warm Down Jacket, qui joue dans une catégorie complètement différente à 800 g.
La veste appartient à la ligne Mineral Surface Series 1, dont le graphisme reprend les codes d'un paysage minéral vu du ciel. C'est du design, pas de la technique, mais autant le dire plutôt que de le faire passer pour une fonction.

