134 g sans membrane
Le poids annoncé la place nettement sous les 190 g de la Bonatti Pro et de la Bonatti Trail, et sous les 150 g de la Bonatti Waterproof. Cinquante grammes d'écart avec l'entrée de gamme imperméable, ce n'est pas rien sur un objet qu'on porte plié pendant huit heures.
L'économie vient de l'absence de membrane. Il n'y a ici qu'un tissu tissé serré, traité déperlant : le vent ne passe pas, la pluie fine perle, et la vapeur d'eau s'échappe sans être filtrée par quoi que ce soit.
C'est ce qui rend ce type de veste bien plus respirant qu'une imperméable, et c'est le seul argument qui compte quand on court à l'effort par temps sec et venté.

Le panneau dorsal extensible
Salomon annonce un dos en tissu extensible pour la liberté de mouvement. Sur un coupe-vent, ce détail vaut la peine d'être noté : un tissu de coupe-vent est par construction non élastique, et c'est ce qui donne cette sensation de camisole quand on lève les bras sur une section à mains.
Mettre l'élasticité dans le dos plutôt que partout est le bon compromis : c'est la zone qui travaille à chaque foulée, et c'est aussi celle qui est protégée du vent frontal.
La coupe est décrite comme ajustée. À la différence de la Bonatti Trail, cette veste n'est pas conçue pour passer par-dessus un sac : elle se porte dessous.
Le nom, qui mérite un avertissement
C'est le point sur lequel un acheteur pressé peut se tromper. « Bonatti » est le nom de la ligne trail de Salomon, et il couvre aussi bien des vestes à 20 000 mm de colonne d'eau que ce coupe-vent sans membrane. Acheter une Bonatti n'est donc pas acheter une imperméable.
Concrètement, cette veste ne satisfait aucun règlement de course exigeant une veste imperméable à coutures étanchées. Si c'est votre besoin, il faut regarder la Bonatti Waterproof au minimum.
Sur le terrain du coupe-vent, elle se compare à la Wind Jacket d'Adidas Terrex et à la Skyflow Jacket de HOKA, qui descend elle à environ 105 g.


