Une veste qui se met par-dessus le sac
C'est le problème que personne ne résout en course. Il commence à pleuvoir, il faut sortir la veste, et il faut d'abord retirer le sac, poser les bâtons, se rhabiller, remettre le sac, régler les sangles. Cinq minutes debout dans le froid, souvent en dévers.
Salomon annonce une coupe optimisée pour se porter par-dessus un gilet de 12 litres, avec le volume nécessaire à l'avant et un accès frontal qui laisse atteindre les flasques une fois la veste fermée. C'est une conception, pas un argument commercial : il faut du tissu en plus au bon endroit et le dos doit être rallongé pour compenser.
En pratique, cela veut dire qu'un Adv Skin 12 ou un S/Lab Ultra 12 restent utilisables sans être découverts.

Le tissu, identique à la Pro
Pertex japonais annoncé à 20 000 mm de colonne d'eau et 20 000 g/m²/24 h de respirabilité, en construction 2,5 couches. Ce sont exactement les valeurs de la Bonatti Pro, et le double de celles de la Bonatti Waterproof.
Les poids relevés oscillent entre 190 et 195 g selon les sources, sans que la taille de référence soit précisée. Nous retenons l'ordre de grandeur : les deux modèles se tiennent dans une poignée de grammes.
La capuche est décrite comme conçue pour rester en place, ce qui est le vrai critère sur une veste de course : une capuche qui se rabat au premier coup de vent ne protège rien du tout.
Ce que ça change au choix
À protection et poids identiques, le choix entre la Trail et la Pro se réduit à une question : portez-vous un sac quand il pleut ? Sur un ultra de montagne la réponse est oui, systématiquement, et la Trail devient le modèle logique.
Sur des sorties d'entraînement à la ceinture ou avec un gilet Active Skin 4 minimaliste, la coupe ample de la Trail devient au contraire un handicap : du tissu qui flotte et prend le vent.
Pour l'usage sec, la Bonatti Cross Wind reste le coupe-vent de la famille, à 134 g et sans membrane.


