Une super shoe pour un terrain qui n'en avait pas
La recette des super shoes est connue sur route : mousse PEBA à haut retour d'énergie, plaque carbone, gros empilement. Personne ne l'avait appliquée au chemin, faute de course cible évidente. Salomon parie que le gravel racing, courses sur pistes et chemins roulants, est en train de créer cette cible.
Le choix de la DOUBLE plaque parallèle plutôt qu'une plaque unique mérite l'explication : deux lames étroites travaillent indépendamment sur un sol irrégulier, là où une plaque pleine bascule d'un bloc sur un caillou. C'est aussi une protection contre les pierres, ce que la marque assume.
L'empilement de 43 mm au talon et 37 à l'avant-pied donne un drop de 6 mm, dans les standards des super shoes.

1,5 millimètre de crampons, un choix radical
C'est le chiffre le plus parlant de la fiche : 1,5 mm, moins que la moitié des 3 mm de la DRX Defy GRVL. La semelle est une bande de roulement plus qu'un cramponnage, exactement comme un pneu de gravel racing.
La conséquence est assumée : cette chaussure roule sur le sec, le dur et le gravier fin, et n'a rien à faire sur terrain meuble ou gras. C'est une chaussure de course, pour des parcours reconnus.
Environ 260 grammes pour 43 mm de PEBA et deux plaques, c'est dans les poids de super shoes de route, ce qui confirme le sérieux de l'exercice.

Le mot Concept, et le prix
Salomon nomme cette chaussure Concept, et le mot est à prendre au sérieux : c'est un premier jet assumé, produit en volume limité, unisexe, à 185 euros au lancement chez les deux marchands qui la suivent.
Les testeurs de terrain sont unanimement enthousiastes sur le comportement, décrivant un mélange inédit d'amorti de super shoe et de liberté hors bitume. C'est suffisamment constant d'une source à l'autre pour être rapporté.
Pour l'entraînement quotidien qui accompagne les jours de course, l'Aero Blaze GRVL et l'Aero Glide 4 GRVL restent les outils logiques, et le gilet GRVL Skin 4 complète la panoplie gravel de la marque.
