Le modèle dont tout part
Compressport a construit sa notoriété sur ce manchon, porté en compétition par de nombreux ultra-traileurs. Dix-neuf grammes, une compression ciblée sur le triceps sural, et rien de plus : ni bande texturée, ni panneau ouvert.
C'est ce dépouillement qui explique sa longévité au catalogue. Un produit sans spécialisation n'est jamais le meilleur nulle part, mais il n'est mauvais nulle part non plus.
Trois marchands le suivent encore chez nous, contre sept pour le R2 3.0. C'est le signe d'un modèle en fin de cycle commercial plutôt que d'une référence encore poussée par la marque.

Ce que les deux dérivés lui ajoutent, et lui retirent
Le R2 3.0 est la génération qui lui succède directement. Il ajoute des bandes texturées le long du péroné, présentées comme stimulant les propriocepteurs pour améliorer l'accroche et limiter le risque d'entorse, et des zones tricotées en nid d'abeille pour la microcirculation.
Le R2 Oxygen part dans l'autre sens : 15 g au lieu de 19, des panneaux mesh à séchage rapide, une aération sur 360 degrés et des bandes de ventilation à espacement progressif qui suivent le gonflement du muscle.
Autrement dit, l'Oxygen n'est pas au-dessus du 3.0 malgré ce que les intitulés marchands laissent croire. Ce sont deux enfants du même parent, orientés l'un vers le terrain technique et l'autre vers la chaleur.
Faut-il encore l'acheter
La réponse dépend du prix. Le principe de compression est identique aux deux dérivés, et rien dans le R2v2 n'est cassé ni périmé. À un tarif de fin de série nettement inférieur, c'est un bon achat.
Au prix du 3.0, en revanche, il n'y a aucune raison de le préférer : la génération suivante coûte pareil et apporte deux choses en plus.
Pour la récupération après l'effort plutôt que pendant la course, la gamme est distincte : ce sont les Full Socks Recovery. Pour la cuisse en descente, l'Under Control Quad. Ces trois familles de compression sont réunies sur notre comparateur de vêtements de trail.

