Un poids et un drop quasiment jumeaux
Les deux modèles ciblent le même usage d'ultra-distance avec plaque carbone : 265 g pour l'Agravic Speed Ultra 2 contre 270 g pour la S/Lab Ultra 3, un écart de seulement 5 g qui n'a aucune incidence pratique sur une sortie longue. Le drop est, lui, strictement identique : 8 mm des deux côtés, ce qui indique une géométrie de foulée comparable entre les deux chaussures malgré des marques différentes.
Cette convergence technique est cohérente avec le segment visé : les chaussures d'ultra-trail à plaque carbone haut de gamme partagent souvent des choix de drop plus élevés (8 mm ici) que les modèles de course courte, pour absorber la fatigue accumulée sur de longues distances sans sacrifier la propulsion.
Un écart de prix de 40 € qui ne se justifie pas par les chiffres
Le prix public diverge nettement : 220 € pour l'Agravic Speed Ultra 2 contre 180 € pour la S/Lab Ultra 3, soit 40 € d'écart. Compte tenu du poids et du drop identiques, cet écart de prix ne repose sur aucun avantage objectif mesurable côté Adidas dans les données disponibles : il reflète davantage le positionnement catalogue de chaque marque que des caractéristiques différenciantes chiffrées.
Pour un acheteur qui compare uniquement les axes objectifs (poids, drop, prix), la S/Lab Ultra 3 est donc l'option la plus rationnelle : elle offre des caractéristiques quasi identiques pour un budget inférieur de 40 €.
Le positionnement de gamme comme seul argument distinctif
La ligne S/Lab chez Salomon et la ligne Terrex Agravic Speed chez Adidas sont toutes deux des gammes technique haut de gamme au sein de leurs catalogues respectifs, pensées pour la compétition d'ultra-trail. Le choix entre les deux, à caractéristiques chiffrées quasi équivalentes, relève donc surtout d'une préférence de marque ou d'un historique d'équipement personnel plutôt que d'un critère objectif de performance.
Ce qui distingue malgré tout ces deux références sur l'ultra
Sur un format d'ultra-trail, un drop de 8 mm comme celui partagé par les deux modèles favorise une répartition de la charge musculaire moins concentrée sur le mollet et le tendon d'Achille que sur un drop plus faible, ce qui peut expliquer pourquoi les deux marques ont convergé vers ce même choix technique pour leur ligne de compétition longue distance à plaque carbone.
Avec un écart de 5 g seulement, aucun des deux modèles ne se démarque sur la légèreté pure. L'argument budgétaire (40 € en faveur de Salomon) reste donc, sur cette paire précise, le critère chiffré le plus net pour départager les deux modèles à défaut d'un écart technique clair.

