Deux fiches techniques presque superposables
Le drop est identique, 8 mm des deux côtés, une géométrie qui privilégie l'attaque talon sur des appuis fatigués en fin de course. Le prix public est identique lui aussi, 180 €, ce qui en fait le tarif le plus bas de la sélection compétition Salomon, largement sous les modèles à plaque carbone.
Reste le poids : 283 g pour la V2, 270 g pour l'Ultra 3. Treize grammes séparent les deux modèles, un écart qui ne fait basculer aucun achat sur une course de plusieurs heures. Ni l'une ni l'autre ne mise sur la légèreté : ce sont deux chaussures d'ultra, pensées pour que l'amorti tienne longtemps plutôt que pour rendre de l'énergie.
Là où elles divergent vraiment : le volume du chaussant
La S/Lab Ultra V2 assume un volume légèrement plus généreux que le reste de la gamme S/Lab, un choix cohérent avec des durées où le pied gonfle et a besoin de respirer sans souffrir. Pour la pointure, ce volume permet de garder sa taille habituelle, y compris sur les très longues sorties.
L'Ultra 3 fait l'inverse : son chaussant reste technique et verrouillé, avec un laçage Quicklace pour un ajustement rapide aux ravitaillements. Le maintien latéral reste précis, ce qui compte sur les sections techniques en fin de course, quand la fatigue rend chaque appui moins sûr. Le revers est explicite dans notre fiche : ce type de chaussant demande un essayage préalable, en particulier pour les pieds larges.
C'est donc bien un arbitrage de pied, pas de performance. Un pied fort ou qui gonfle beaucoup sur les formats très longs sera mieux dans la V2. Un pied fin qui cherche du maintien sur du terrain cassant sera mieux dans l'Ultra 3.
Une plaque de protection, pas une plaque de propulsion
La S/Lab Ultra V2 embarque une mousse EnergyCell+, la formule d'amorti la plus épaisse du catalogue compétition de la marque, associée à une profeelFILM flexible et fenêtrée. Ce dernier point mérite d'être clarifié parce que le vocabulaire prête à confusion : c'est une plaque de protection contre les impacts, pas une plaque carbone de propulsion. La V2 ne cherche pas le rendu explosif, elle cherche l'absorption sur la durée.
Aucune des deux n'intègre de membrane imperméable. Sur un format ultra en conditions humides, ce choix privilégie la respirabilité et le séchage rapide plutôt que l'étanchéité totale, un compromis assumé par Salomon sur toute cette partie de gamme.
Le critère qui tranche : combien de marchands les vendent
Six de nos marchands référencent la S/Lab Ultra V2, un seul référence l'Ultra 3. Sur un comparateur de prix, cette différence n'est pas un détail administratif : elle décide de ce que vous pouvez réellement acheter.
Un marchand unique signifie trois choses concrètes : aucune comparaison de prix possible, un choix de pointures et de coloris réduit à ce que ce marchand a en stock, et un risque de rupture sans réassort. Notre fiche Ultra 3 relève d'ailleurs une fourchette de prix constatée large, qui traduit surtout des variations de taille et de coloris plutôt qu'une vraie promotion.
Nos sources n'établissent pas laquelle de ces deux références succède à l'autre dans la gamme Salomon, et nous ne le déduisons pas des noms. Le tableau de cette page affiche les offres du jour des deux côtés : c'est la seule façon honnête de trancher entre deux modèles au même prix public.
