Deux densités, et pourquoi ce n'est pas un détail
La construction annoncée superpose une couche supérieure tendre, celle que le pied touche, et une couche inférieure plus résiliente qui assure la tenue et la durée de vie. C'est la différence entre une claquette de récupération et une claquette de piscine.
Une mousse uniformément molle s'écrase en quelques semaines et laisse le pied à plat. Une mousse uniformément ferme ne procure aucune sensation de soulagement. La double densité est ce qui permet de tenir les deux bouts.
L'empilement annoncé se situe entre 24 et 28 mm selon la zone, ce qui donne du volume sous le talon sans transformer la claquette en échasse instable.

Les canaux d'aération, à quoi ils servent vraiment
Quatre canaux traversent la semelle. L'argument avancé est la respirabilité, ce qui prête à sourire sur une claquette ouverte : l'air circule déjà partout.
L'intérêt est ailleurs et il est réel : après une course sous la pluie ou dans les gués, un pied trempé posé sur une mousse pleine reste dans son eau. Des canaux permettent à l'humidité de s'évacuer sous le pied plutôt que de stagner.
L'EVA est annoncée à base de canne à sucre pour la semelle de propreté. C'est un argument de matière comme sur la Restore TC de la même marque, sans effet sur les sensations.

Ce qu'une claquette peut et ne peut pas
Ce qu'elle apporte est immédiat et se mesure en confort : plus rien ne serre, le pied gonflé retrouve de la place, et l'appui est mou là où la chaussure de course était ferme depuis huit heures.
Ce qu'elle ne fait pas, c'est marcher. Sans maintien du talon, elle ne tient pas sur trois kilomètres de retour à la voiture ni sur un sol mouillé. Pour ça, la Restore TC existe, à un tout autre prix.
Et elle ne remplace évidemment aucun travail de récupération. Un appareil comme le Compex Fixx Mini ou le Compex SP 2.0 agit sur le muscle ; une claquette n'agit que sur la contrainte mécanique du pied.

