Ce que la membrane change, et ce qu'elle ne change pas
La membrane arrête l'eau qui vient de l'extérieur. Herbe couchée par la rosée, flaques peu profondes, boue liquide sur un chemin de tracteur, pluie fine qui dure toute la sortie : la chaussette reste sèche bien plus longtemps. En hiver, c'est surtout l'onglée aux orteils qu'on s'épargne.
Contre l'eau qui entre par le haut, elle ne peut rien. Un gué, une flaque qui monte au-dessus de la cheville, une averse qui ruisselle le long du mollet : l'eau passe par le col et la membrane la garde à l'intérieur. Une Challenger 7 standard trempée se vide en quelques foulées et sèche en courant. La GTX met nettement plus longtemps, et le papier journal en rentrant n'est pas superflu.
Quand la prendre plutôt que la standard
Les sorties de la mauvaise saison sur chemins agricoles, les départs à l'aube dans les prés, les boucles en forêt après plusieurs jours de pluie. Sur ce genre de terrain, on finit une heure de course avec les pieds secs et chauds, là où la version standard est mouillée dès le premier champ.
Par temps froid, le manque de respirabilité se sent peu. Le pied produit moins de chaleur à évacuer, et la tige fermée coupe aussi le vent. C'est là que le compromis penche franchement vers la GTX.
Ce qu'on perd en échange
La respirabilité. Une tige membranée laisse moins bien sortir la transpiration : dès que le temps se radoucit, le pied chauffe et la chaussette finit humide de l'intérieur, sans une goutte de pluie.
L'été, elle n'a rien à faire aux pieds. Sur un sentier sec en juillet, vous portez une membrane inutile et vous la payez en confort. La membrane ajoute aussi un peu de poids, que nous ne chiffrons pas faute de donnée officielle lisible pour cette version.
