Un mesh qui laisse passer l'air
La composition est de 90 % polyester recyclé et 10 % spandex. Le polyester ne retient pas l'eau dans sa fibre, il la fait migrer vers l'extérieur où elle s'évapore, et la structure mesh, ajourée, multiplie les surfaces d'échange avec l'air. Sur un effort intense, le tissu reste donc moins longtemps collé à la peau.
Le spandex donne l'élasticité nécessaire pour que le débardeur suive le buste sans flotter, sans pour autant comprimer. Bodycross précise que le polyester est issu de bouteilles plastiques recyclées.
Le fabricant le présente comme un modèle homme, décliné en vert ou en blanc, du M au XL. Il n'y a pas de S dans la gamme, ce qui écarte les gabarits les plus fins.

Des coutures collées plutôt que cousues
Toutes les coutures du Thermo Top sont thermocollées. Là où un fil cousu forme un petit bourrelet, une soudure à chaud reste plate. Sur un débardeur, les zones à risque sont les emmanchures et les côtés, frottés en permanence par le balancier des bras : c'est là que le gain se ressent après deux heures de course.
Ce mode d'assemblage contribue aussi au poids plume. Moins de fil, moins de surépaisseurs, et un vêtement qui se fait oublier sous un dossard.

Odeurs et visibilité
Le tissu reçoit le traitement antibactérien Rudolf Silver-Plus, à base d'argent, que Bodycross annonce efficace jusqu'à 20 lavages. Il faut lire ce chiffre honnêtement : passé ce cap, l'effet anti-odeur décroît, alors que la fibre elle-même ne change pas. C'est la différence avec un mérinos comme celui de la chaussette CrossRun Low, dont la propriété ne s'use pas.
Des éléments réfléchissants, placés notamment au dos et sur les côtés, reprennent le motif « Cross » de la marque. Pour une sortie qui se termine à la tombée du jour sur une route d'accès, c'est un vrai plus de sécurité.

