La cuisse, la partie que les chaussettes laissent de côté
Après un trail avec du dénivelé négatif, ce n'est pas le mollet qui fait le plus mal, c'est le quadriceps. La descente le sollicite en excentrique, ce qui est le mode de contraction qui produit le plus de microlésions et de courbatures.
Une chaussette de compression, même haute comme les Full Socks Recovery, s'arrête sous le genou et ne touche donc pas ce muscle. C'est exactement le trou que ce produit vient combler.
C'est pour cette raison que le produit a plus de sens en trail qu'en course sur route : le dénivelé négatif est ce qui rend le quadriceps prioritaire dans le plan de récupération.

Les zones 3D, et ce que la marque revendique
Compressport décrit des zones de compression en trois dimensions destinées à une récupération plus rapide et à une fatigue réduite, avec un traitement antibactérien pour le confort de port prolongé.
L'antibactérien n'est pas un détail sur ce type de produit. Un vêtement de récupération se porte plusieurs heures d'affilée, souvent la nuit, parfois après une course sans douche à proximité.
Nous rapportons ces éléments comme des revendications de la marque. Aucune valeur de compression en millimètres de mercure n'est publiée de façon fiable, ici comme sur le reste du catalogue Compressport.

Ce qu'il faut en attendre
La littérature sur la compression en récupération est plus favorable que celle sur la compression à l'effort, principalement sur la sensation de jambes lourdes et sur les courbatures perçues. C'est un effet ressenti, pas une réparation musculaire accélérée démontrée.
Le cas d'usage le plus net reste l'immobilité qui suit la course : le trajet de retour, la soirée, la nuit. C'est là que la pompe musculaire ne fonctionne plus et que la compression prend le relais.
Dans notre sélection récupération, cela se combine avec des approches différentes : le Compex SP 2.0 travaille le muscle électriquement, la Restore TC de HOKA réduit la contrainte à chaque pas.