320 h au soleil, 120 h sans : l'avance de l'Enduro 3 dépend de la lumière
Garmin annonce pour l'Enduro 3 jusqu'à 120 heures en GPS seul sans soleil, et jusqu'à 320 avec la recharge solaire, sous une exposition continue à 50 000 lux. Suunto annonce 75 heures pour la Vertical 2 en mode Endurance, en GNSS tous systèmes bande unique. Les modes diffèrent, on ne peut donc pas calculer de rapport exact. L'Enduro 3 garde une nette avance, mais elle n'approche les 320 heures qu'en plein soleil. En forêt, en hiver ou par temps gris, comptez plutôt sur 120. La plupart des ultras, même sur 100 miles, se courent en moins de 45 heures, et les deux montres tiennent sans problème. L'écart ne compte que sur un raid ou une traversée de plusieurs jours sans prise.
Pour tenir longtemps, les deux marques font la même chose : elles espacent les calculs de position GPS pour économiser la batterie. Garmin y ajoute une charge solaire sur l'Enduro 3. Sur la Vertical 2, Suunto laisse le coureur choisir entre trois modes, Performance, Endurance et Ultra, au lieu d'imposer un réglage unique. Suunto procède ainsi sur toute sa gamme, et il existe des modes plus sobres comme plus précis que l'Endurance retenu ici.
L'écart de prix, face à l'écart d'autonomie
Le prix du jour de l'Enduro 3 et de la Vertical 2 s'affiche plus haut sur cette page. Quand l'Enduro 3 coûte plus cher, ce supplément paie surtout son autonomie. C'est de l'argent dépensé pour rien si vous ne dépassez jamais 75 heures de GPS d'affilée.
Côté prix catalogue, Garmin affiche 899,99 € pour l'Enduro 3. Nous l'avons déjà relevée bien en dessous chez les marchands. Suunto n'avait pas fixé de prix public stable pour la Vertical 2 quand sa fiche a été écrite. Pour la comparer à la Garmin, il ne reste que le prix pratiqué par les marchands.
Cartographie et fonctions de navigation : un socle commun, deux extras chez Garmin
Les deux montres ont une cartographie topographique complète, avec relief et tracés préchargés. Garmin l'appelle TopoActive sur l'Enduro 3, Suunto ne lui donne pas de nom sur la Vertical 2. Aucune n'a besoin du téléphone pour suivre un parcours. Sur ce point, match nul.
La fiche de l'Enduro 3 liste deux fonctions absentes de celle de la Vertical 2. ClimbPro découpe les montées à venir. Une lampe torche LED avec mode stroboscope aide sur les passages de nuit d'un long ultra. Rien n'indique que la Vertical 2 les propose. Elle est en revanche la seule à laisser choisir entre précision et autonomie, avec ses trois modes GPS.
Autonomie reine ou polyvalence : à qui s'adresse chaque montre
Le choix dépend du format de course visé plus que du chiffre brut d'autonomie. Seuls un raid, une traversée alpine ou une expédition de plusieurs jours vont au-delà de 75 heures sans recharge et profitent de la marge de l'Enduro 3. En dessous, la Vertical 2 couvre presque tous les ultras, jusqu'au 100 miles le plus lent.
Quand l'Enduro 3 coûte plus cher, la différence paie donc une marge d'autonomie que la plupart des coureurs n'utiliseront jamais. Pour une expédition de plusieurs jours sans prise, en revanche, cette marge devient indispensable.

