Semelle et amorti : un gabarit resserré pour la vitesse
À 253 g, la Zinal 3 est nettement plus légère que la Speedgoat 7 (275 g) tout en gardant le même drop de 5 mm — signe que Hoka a voulu garder une géométrie de foulée familière tout en réduisant la masse. Sur cette troisième génération, la marque a fait évoluer la gomme extérieure vers un composé maison à lugs de 5 mm, en remplacement du Vibram Megagrip utilisé sur d'autres modèles de la gamme comme la Speedgoat 7.
Ce choix d'une semelle propriétaire plutôt qu'un Vibram sous licence est cohérent avec le positionnement : la Zinal cible d'abord la vitesse sur terrain roulant à modérément technique, quand la Speedgoat est pensée pour encaisser toutes les surfaces sur de très longues distances.
Empeigne et maintien
La tige reste dans l'esprit course : mesh léger, renforts ciblés au niveau du talon et de l'avant-pied pour verrouiller le pied sans ajouter de matière superflue. On retrouve le chaussant assez généreux à l'avant qui caractérise la marque, moins ajusté qu'un modèle italien comme la Prodigio Pro de La Sportiva, dont le médio-pied est nettement plus resserré.
Cette construction plus accueillante facilite l'utilisation sur de longues sorties malgré le positionnement course, un compromis assumé par Hoka plutôt qu'une chaussure taillée au plus près comme certains modèles de compétition pure.
Sur le terrain : pour quels profils ?
La Zinal 3 vise les formats courts à moyens — du 10 km au 50 km environ — sur terrain roulant à modérément technique, là où la vitesse prime sur l'encaissement du très long. Face à la Catamount 4 de Brooks, qui joue une carte plus polyvalente avec une plaque et davantage de matière (269 g), la Zinal reste sur une formule plus légère et moins structurée.
À 160 € de prix public, elle se situe en dessous de la S/Lab Ultra V2 (180 €) tout en visant un usage très différent : format court et vif contre longue distance. Pour un format entre 20 et 50 km, notre guide équipement dédié complète la panoplie autour de la chaussure.